4ème Newsletter 2019

Chers clients

Avec cette 4ème newsletter pour l'année 2019, nous souhaitons à nouveau vous informer des développements actuels sur le marché de l'argent et de l'or ainsi que sur les marchés financiers et monétaires internationaux.

Nos thèmes principaux sont la course à la dévaluation des devises - Race to the Bottom, et Bitcoin et les cryptomonnaies - greater fool theory? (en français : théorie du grand imbécile ? – selon laquelle un plus grand d’entre eux se lève encore chaque matin)

Evolution du prix de l'argent et des métaux précieux en 2019 jusqu’à ce jour

Depuis le début de 2019, l'once d'argent (31,1 g pour une pureté de 999,9 g), mesurée en USD, vaut près de 4,6 % de plus. Quant au prix de l'once d'or, il a progressé autour de 11,2% depuis le début de l'année. En comparaison, le platine a une cote plus élevée d'environ 6,4 % et le palladium est en nette hausse de presque 26 %.

Le graphique ci-dessous en dit déjà long : la plupart des principales devises des nations industrialisées perdent actuellement de la valeur par rapport au dollar. A souligner : Il ne s'agit que d'une représentation relative, qui ne montre ici que le "borgne parmi les aveugles". Comme le pouvoir d'achat du dollar américain est également en baisse, la plupart des autres monnaies perdent encore plus !

 

Mais cette force relative du dollar américain est une épine dans l’œil de l'homme le plus puissant sur cette terre. Il demande de plus en plus ouvertement à la Fed, la banque centrale américaine, une politique de dollar faible, notamment par le biais d’une baisse du taux directeur de la Réserve fédérale américaine. Bien que selon les statuts, la Fed est indépendante du gouvernement américain, le président en exercice de la Réserve fédérale américaine, Jérôme Powell, ne semble pas pouvoir échapper totalement à la pression du président américain Trump. Après quelques relèvements du taux d'intérêt au cours des dernières années, il a récemment annoncé la perspective d'une première réduction de ce taux, même si elle ne sera probablement que légère. Après les hausses de taux d'intérêt de la Fed de ces dernières années, l'écart de taux d'intérêt avec l'Europe et le Japon est devenu trop important, ce qui a renforcé le dollar américain et donné un avantage considérable aux pays exportateurs d'Europe, notamment l'Allemagne, ainsi que le Japon. Ceci serait une inversion de la politique des taux d'intérêt aux États-Unis, et simultanément une reconnaissance que l'économie américaine, tout comme la conjoncture globale, se dégrade actuellement de manière significative :

Les faibles chiffres d’affaires annoncés par les sociétés de logistique Fedex (USA) et DHL (filiale de Deutsche Post AG) sont par exemple un signe clair de recul conjoncturel. Dans son rapport sur le deuxième trimestre 2019, DHL décrit d’une part que l'activité d'importation chinoise perd de son élan, et que d’autre part, les exportations américaines ralentissent considérablement.

De même, le produit intérieur brut de la ville-état de Singapour, forte exportatrice, a chuté au cours de la même période. Par rapport au 1er trimestre 2019, la production économique a baissé de 3,4 % au deuxième trimestre, soit la plus forte diminution depuis 2012.

Alors que la plupart des médias financiers mettent la faute sur la guerre commerciale entre les USA et la Chine, responsable des données économiques négatives, cela paraît de notre point de vue très naïf. La croissance des dernières décennies a été en grande partie acquise par l’émission de nouvelles dettes.

Dans le graphique ci-dessous, on observe l'évolution de la dette américaine dans tous les secteurs du pays, qui est exemplaire de la progression de l‘endettement sur une base presque globale :

 

 

La dette augmente déjà de façon exponentielle, une évolution plus que sinistre, et ce dans la perspective d'une dernière phase d'expansion de l'économie mondiale d’environ 10 ans après la faillite de la grande banque américaine Lehman Brothers en 2008. Il est difficile d'imaginer comment la dette continuera d'évoluer si l'économie se calme sensiblement et que les recettes fiscales des États se trouvent considérablement réduites. À un moment donné, ce sera allé tellement loin, que le fardeau de la dette ne fera qu'étouffer tout développement économique positif.

Puis il arrivera que les monnaies perdent complètement leur "valeur", quelle qu'elle soit en ce moment. Seuls l'argent et l'or qui sont réellement existants rayonneront alors à nouveau de leur ancienne splendeur.

Les victimes de la dévaluation monétaire que l'on observe actuellement dans de nombreux lieux sont, d'une part, les épargnants, dont les dépôts d'argent dans les banques et les compagnies d'assurance ne sont plus guère rémunérés, respectivement crédités de plus aucun intérêt, voire même ponctionnés d’une pénalité par un intérêt négatif du fait qu’ils ont donné leur épargne, (souvent durement gagnée), aux banques et aux compagnies d’assurances afin qu’elles l’administrent en toute confiance. Tandis que des intérêts punitifs, que les épargnants paient à leur banque locale à partir d'un certain dépôt en espèces, sont déjà applicables dans une partie de la Suisse, les médias préparent maintenant les épargnants allemands à cette même procédure en Allemagne. Et ce, dans le contexte où les actifs financiers sont en outre "engloutis" par l’inflation.

D'autre part, les banques se retrouvent dans une situation de déséquilibre de plus en plus grande, car il devient de plus en plus difficile de générer des bénéfices à partir de l’octroi de crédits rémunérateurs d’intérêts. Ces recettes seraient nécessaires d'urgence pour compenser les prêts non performants.

À ce stade, nous avons souligné à maintes reprises qu'un environnement caractérisé par des taux d'intérêt constamment bas, respectivement même négatifs, est une situation insupportable à long terme et qu’inévitablement de fortes distorsions viendront dans les économies.

Jetons un rapide coup d'œil sur le cours de l'action de la Deutsche Bank, jadis une société modèle et toujours la plus grande institution financière d'Allemagne.

Dans le graphique ci-dessous, nous voyons l’évolution du cours de l’action de la Deutsche Bank, en comparaison avec celui de la banque américaine Lehmann Brothers qui est partie en faillite en 2008, et dont la banqueroute a presque failli provoquer l'effondrement du système financier mondial si les grandes banques centrales n'avaient pas injecté une quantité considérable de liquidités supplémentaires dans le système :

 

Etonnamment, et qui est plus qu’inquiétant, est qu’actuellement on observe une évolution très similaire; où cela nous mènera précisément n’est pas encore clair, toutefois cette évolution n'augure rien de bon.

En outre, il est également préoccupant que la Deutsche Bank se voit actuellement confrontée à ce qu’on appelle un "bank run"  (une ruée bancaire) : Les clients retirent des fonds substantiels de la banque face aux craintes croissantes que la Deutsche Bank ne subisse dans un avenir prévisible un sort similaire à celui vécu en son temps par la banque Lehman Brothers en 2008.

 

 

Cependant, cette fois-ci, ce ne sont pas des clients privés ou des entreprises, mais des Hedge funds rationnels qui, on l’entend dire depuis quelque temps déjà, retirent des dépôts de l'ordre de grandeur d'un milliard d'euros par jour. Étant donné que la Deutsche Bank se réorganise structurellement et que les activités de négoce seront nettement réduites, elle ne pourra naturellement plus guère entrer en question en tant que partenaire de ces Hedge funds pour leurs transactions boursières sur les actions. En outre, le risque de contrepartie (dit Counterpart-risk) est jugé comme élevé par la Deutsche Bank et les clients financiers sont de plus en plus attentifs à la solvabilité de leurs partenaires bancaires. Avec un portefeuille de produits dérivés hautement spéculatif de l’ordre de grandeur d'environ 45 billions d'Euros (45’000 milliards) dans les comptes de la Deutsche Bank, cette institution financière - malheureusement, avec toutes ses conséquences - semble condamnée à l'échec.

Après la grande banque américaine JPMorgan Chase, la Deutsche Bank, ensemble avec le Citigroup (également aux États-Unis), se classe au deuxième rang mondial de la plupart des banques d’importance systémique. En 2007 déjà, la spirale baissière de la Deutsche Bank a commencé à s'enclencher, comme le montre le graphique ci-dessous ; ce déroulement ne présage rien de bon ; même s’il n’est pas tout à fait aussi flagrant, l'indice des banques européennes est très similaire :

 

Lorsqu’une institution financière comme la Deutsche Bank menace de s'effondrer, qui pourrait la sauver ? L'État allemand ou même la Banque centrale européenne n'y parviendraient guère ou très difficilement, car les obligations financières de l'énorme portefeuille de produits dérivés, hormis les risques considérables du portefeuille de crédits, sont d'un ordre de grandeur financier tel qu’il ferait sauter l’ensemble des limites établies. Puis, une partie du château de cartes qui constitue le système financier actuel, bâti uniquement sur l’excès de la dette, s'effondrerait et entraînerait de nouvelles failles. Le fait que l'empereur ne porte plus de vêtements a maintenant été apparemment constaté avec effroi par les Hedge funds internationaux. Ainsi, le début de la fin pourrait probablement être en cours....

 

Quel est le réel dessein de ce qu'on appelle les cryptomonnaies ? Fondamentalement, le fondateur du Bitcoin a déclaré que le Bitcoin, et désormais aussi la longue série de cryptomonnaies alternatives, sont censées constituer une alternative transparente et non manipulable face aux systèmes monétaires orientés du monde.

La seule question est, quelle est la valeur d'une unité de cryptomonnaie ? Et par rapport à quelle monnaie nationale ? En fin de compte, on peut dire que la valeur intrinsèque d'une unité de cryptomonnaie n'existe qu'aux yeux de l’observateur, mais qu’elle n'a aucune valeur fondamentale hormis le coût de sa "création", c'est-à-dire l’utilisation, respectivement la consommation, de la puissance de calcul et d'électricité. La prétendue rareté des cryptomonnaies, en revanche, n'est qu'un leurre, car quiconque peut concevoir un algorithme correspondant peut finalement aussi publier sa propre cryptomonnaie à l'aide de la technologie Blockchain (chaînes de blocs). En cas de coupure d’électricité, cela devient difficile ; de plus, si un Etat interdit l’exploitation d’une bourse de cryptomonnaies, cela serait désastreux pour les propriétaires de ces valeurs.

La valeur des monnaies, comme le dollar américain, est en relation directe avec le prix de l'argent et de l'or. Les deux métaux précieux s’apprécient à long terme par rapport au dollar américain, tout comme vis-à-vis des autres monnaies. C’est un moment très opportun pour les gouvernements, lorsque l'attention des participants du marché est distraite par l'évolution du ratio USD/or et se concentre sur l'évolution des prix des cryptomonnaies par rapport au dollar. Ainsi, dans l’environnement actuel, les gouvernements pourraient avoir un certain intérêt à ce que les cryptomonnaies, emmenés par le Bitcoin, dominent les gros titres, car : les cryptomonnaies n’ont aucun rapport avec le dollar américain, contrairement à l'or ou à l'argent.

Les fluctuations massives du cours des bitcoins, par exemple, incitent de nombreuses personnes à les acheter dans l'espoir de pouvoir les revendre à un prix plus élevé à quelqu’un d’autre. Dans l'espoir que demain, quelqu'un se lève afin de racheter l'actif Bitcoin pourtant sans valeur à un prix plus élevé, avant que la spirale des prix n’évolue à nouveau à la baisse à une vitesse croissante.

Parce que : les dirigeants n'accepteront pas une cryptomonnaie sérieuse, qui pourrait représenter une véritable alternative aux monnaies d'Etat. Le géant américain de la technologie Facebook projette avec la Libra le lancement d’une cryptomonnaie qui, contrairement à Bitcoin, sera beaucoup plus étroitement liée à l'évolution du dollar américain ou de l'euro et qui ne sera pas gérée de manière décentralisée, mais uniquement par les opérateurs eux-mêmes, outre Facebook, ce sont Mastercard, Paypal, Uber et Spotify. Donald Trump, ainsi que d'autres politiciens et banquiers centraux de premier plan du monde occidental, se sont déjà prononcés en émettant d’importantes réserves à l’encontre de la Libra. Si celle-ci devait toutefois venir, alors ce ne serait probablement que dans une version édulcorée, sous l'accès direct des banques centrales occidentales, qui prendraient ainsi aussi le contrôle total sur cette Libra.

En résumé, on peut dire que tout au long de son histoire, l'humanité a constamment cherché des matériaux pour remplacer l'argent, entre-autres des pierres particulières, des coquillages, des crânes d'oiseaux et des bulbes de tulipes. Ces derniers étaient extrêmement populaires comme investissements au 17ème siècle. Ainsi, au cours de l'été 1636, pendant la spéculation sur les tulipes, on a payé un bulbe – calculé en valeur du dollar d’aujourd’hui – environ 20 USD. En janvier 1637, les spéculateurs payaient déjà près de 160 USD la pièce et jusqu'à 2 000 USD quelques semaines plus tard. Pour les bulbes de tulipes exotiques, jusqu’à 75 000 USD ont été dépensés selon la légende et les écrits !

La contre-valeur d'un bulbe de tulipe ? Presque rien ; la contre-valeur d'un Bitcoin ? Peut-être rien non plus, si ce n'est l'espoir que demain quelqu'un paiera encore plus cher pour un Bitcoin avant que la valeur, qui n'a rien à voir avec le monde économique réel, puisse encore s'effondrer.

‚Got Gold‘(anglais) plus précisément‚ avez-vous de l‘or et en particulier de l’argent-métal ? Nous vous informons volontiers à propos de nos produits:

  • L’Aggée d’argent : Une once sous la forme de médaille d’argent ou de lingot
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  • Le S-Deposito : Des granulés  d‘argent  de  grande  pureté stockés dans un dépôt franc

sous douane suisse, lorsqu’il s’agit de conserver davantage de parts d’actifs et de manière sûre.

Nous vous donnons volontiers des informations via nos conseillers expérimentés.

 Cordiales salutations

Votre équipe de  BB WERTMETALL AG

 

 

Traduction faite par Pierre Parvex | 27.08.2019

 

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